ALYA AVIGNON-Un village théâtral au coeur d’Avignon

Avec ses multiples espaces scéniques : ALYA l´Espace, ALYA le Théâtre et ALYA le Chapeau d´Ébène, le collectif ALYA Avignon est un lieu bouillonnant de vie. Michèle Albo et Raymond Yana, cofondateurs et artistes, y reçoivent des compagnies de tous horizons dans un esprit de mutualisation. Rencontre avec un duo passionné qui fait vibrer Avignon.

Qu’est-ce qui fait la spécificité de la signature ALYA Avignon ?

Michèle Albo : Nous sommes nous-mêmes une compagnie donc nous connaissons parfaitement les particularités d’Avignon ainsi que ses contraintes. Nous offrons des conditions optimales aux intervenants pour qu’ils n’aient qu’une chose à faire : mettre leur énergie au service de leur spectacle.
Raymond Yana : Nous serons sur scène cette année. Les compagnies nous voient installer nos décors. On vit exactement les mêmes choses qu’elles.

Parlez-nous de votre spectacle…

MA : On part des contes traditionnels, et on s’intéresse à la psychologie des personnages. Le héros refuse de suivre le fil de l’histoire. Il se retrouve doté d’une autonomie, il décide de changer le cours des choses et crée un gros imbroglio au sein du récit.
RY : C’est une comédie marionnettique intitulée Un petit bout de tout. C’est un spectacle familial à voir à partir de 5 ans. Quand on observe les parents qui ne regardent plus leurs enfants et se laissent absorber par le jeu, on se dit que c’est gagné !

Que nous réserve votre programmation ?

RY : Nous avons à coeur de présenter des talents émergents et reconnus. Chaque année nous mettons donc en lumière des artistes reconnus mais aussi de toutes jeunes compagnies. Le metteur en scène du premier spectacle jeune public programmé par Olivier Py avait démarré chez nous, c’est une de nos grandes fiertés.
MA : Par ailleurs, nous débloquons des créneaux pour des cartes blanches et des plateaux ouverts aux artistes. Cela permet d’assister aux différentes étapes du travail de création d’un spectacle. On accueille des auteurs qui souhaitent faire des lectures à différents stades de leur écriture. C’est une démarche passionnante.

L’espace ALYA est un lieu propice à la rencontre entre les artistes et le public…

RY : Tout est mis en place pour et la configuration s’y prête. La guinguette d´ALYA l´Espace par exemple est le point le plus convivial, c’est là que des contrats se signent, que des projets se montent. La cour de 3000 mètres carrés, avec ses tas d’îlots et ses chaises à l’ombre est toujours remplie de monde, en effervescence. C’est un véritable village théâtral.

Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans ce métier ?

MA : En tant que compagnie, c’est de jouer, de rencontrer le public, de partager des émotions. En tant que programmatrice, c’est de faire vivre ALYA AVIGNON. Quand on voit les comédiens qui s’installent, les spectateurs qui sortent émus, joyeux, voire bouleversés, c’est la concrétisation d’un projet, un rêve qui se réalise.
RY : Ce qui me rend heureux, c’est les compagnies qui reviennent d’une année sur l’autre, la confiance renouvelée ça me touche. Les artistes savent qu’en se produisant à ALYA AVIGNON ils auront une grande visibilité. Les programmateurs viennent en espérant découvrir des pépites. Cela fait 26 ans que ça dure, nous sommes de plus en plus exigeants avec nous-mêmes, nous refusons de décevoir les gens. Par ailleurs, quand lors des éditions précédentes les producteurs de personnalités comme Alex Vizorek, Vincent Dedienne, ou encore Pablo Mira nous ont contacté pour venir jouer chez nous, ça m’a ému. Ils sont connus et n’ont pas besoin de nous à priori, pourtant ils viennent chercher cette âme et cette chaleur qu’on trouve sur le site ALYA AVIGNON

FESTIVAL D’AVIGNON

ALYA AVIGNON DU 7/07 AU 28/07