LES DIVALALA- C’est lalamour !

Gabrielle Laurens – Marion Lépine – Angélique Fridblatt

De retour avec un troisième spectacle « C’est Lalamour ! », les savoureuses, talentueuses et audacieuses Divalala nous séduisent en chantant l’amour et en embrasant la variété française de leur griffe inimitable. Cet irrésistible trio de comédiennes-chanteuses-musiciennes nous entraîne dans un spectacle musical bourré de charme, démultipliant la thématique de l’amour à l’infini. Rencontre avec Gabrielle, Marion et Angélique, les reines de l’a capella, à l’humour chic et à la sensibilité à fleur de peau.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Gabrielle Laurens : Nous nous sommes rencontrées il y a une dizaine d’années sur un autre spectacle, coups de foudre, qui utilisait déjà la variété française comme matière première. Nous étions très nombreux sur scène mais il y avait un trio de personnages (dont nous avons toute fait tour à tour partie) qui chantait constamment en harmonie. J’ai adoré ce travail et j’ai eu envie de monter un trio à part entière. J’ai proposé l’idée à Angélique et Marion, ainsi qu’à Raphaël Callandreau, orchestrateur vocal de ce premier spectacle qui travaille toujours avec nous à ce jour.

D’où vient le nom les Divalala ?

Marion Lépine : On a trouvé ce nom ensemble. On a aimé l’idée de la diva dédramatisée, plus légère. Diva est un mot assez chargé : il a un côté théâtral, un côté « créature », que nous avons mâtiné de « Lala » pour qu’il nous ressemble. Le « Lala », c’est la chanson ! A travers nos costumes très élaborés, on retrouve un peu le côté femme fatale d’une diva revisitée, plus accessible et pleine d’humour.

Pourquoi ce choix de chanter a capella ?

G : Le travail d’harmonie vocale a cappella est passionnant. C’est un exercice assez périlleux et très exigeant. La précision et la justesse doivent perpétuellement être là. Et ça permet aussi de voyager léger !

Comment arrivez-vous à vous mettre d’accord sur le choix des chansons ?

Angélique Fridblatt : On se bat (rires) ! Non, en fait, pas du tout. Notre façon de travailler est très collégiale. Chacun d’entre nous a cherché des chansons d’amour dans le répertoire et nous nous sommes retrouvés pour échanger sur nos idées. Avec Freddy Viau (le metteur en scène, ndlr) nous avons décidé d’utiliser la chanson de Voulzy et Souchon « Désir, désir » comme colonne vertébrale du spectacle. Dans cette chanson, il y a quatre parties : « mon premier, c’est désir, mon deuxième, du plaisir, mon troisième, c’est souffrir et mon tout fait des souvenirs ». Nous avons tout simplement suivi ce fil rouge et les chansons choisies ont trouvé leur place tout naturellement.

« Mon premier, c’est désir, mon deuxième, du plaisir, mon troisième, c’est souffrir et mon tout fait des souvenirs… »

Pensez-vous que la chanson française est fédératrice ?

G : Oui, complètement. On le constate dans nos salles. On touche toutes les générations. On se rend compte que la
chanson, qu’elle soit à texte ou plus “kitsch”, parle à tout le monde. Même si certains n’arrivent pas à se l’avouer (rires). On s’amuse d’ailleurs beaucoup à jouer sur ce plaisir un peu coupable. On aime faire se côtoyer des auteurs qui n’ont a priori pas grand chose à faire ensemble. Et la chanson qu’on pouvait écouter un peu distraitement résonne parfois de façon inattendue.

M : Oui, et encore plus les chansons d’amour parce qu’elles font partie de la vie des gens. La chanson d’amour française nous touche tous. Et comme le souvenir amoureux s’accroche souvent à des chansons, on va décocher une deuxième flèche chez pas mal de gens ! C’est vrai qu’aujourd’hui chacun écoute un peu sa musique dans son coin, il y a une multitude de supports. Nous, on aime mettre tout le monde ensemble dans une salle et faire découvrir des titres d’une génération à l’autre.

Quelle est pour chacune la chanson française qui vous a le plus marquée ?

G : Ce n’est pas la seule mais j’ai un amour particulier pour « La Quête » de Jacques Brel. J’ai été bercée par Barbara,
Brassens, Brel, Aznavour, Piaf

M : « Les eaux de mars » de Georges Moustaki. Pour moi, c’est LA chanson poétique sur la vie !

A : « avec le temps » de Léo Ferré que j’ai d’ailleurs interprétée dans Femme Femme Femme. Quand je l’écoute, je suis transportée…

Enfin, pourriez-vous chacune donner un mot qui définit votre spectacle ?

A : Unique ?
G : Inspirant…
M : Irrésistible !

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Par Élodie Rabaud