Véronique Genest dans Betty’s Family

Véronique Genest ©  J. Cauvin – Starface

« Cette famille, c’est la vôtre !»

« Betty’s Family » c’est l’histoire d’un repas de famille qui tourne au vinaigre ! Parmi les personnages hauts en couleurs, la comédienne Véronique Genest interprète Clarisse, la sœur ainée surprotectrice et allergique au gluten. Elle nous en parle…

Betty’s Family, c’est une folle et délirante soirée ?

Oui ! Une soirée d’anniversaire où chaque membre de cette famille arrive avec son problème et bien entendu cela ne va pas se passer comme chacun l’espère. Une soirée entre égoïste où les egos vont être mis à mal.
Mon personnage s’est donné pour mission de faire accepter, à sa jeune sœur qui vit à ses crochets, un travail pour l’aider à payer la maison de retraite dans laquelle elle veut placer leur vieille mère. Mon mari essaye de profiter de la promotion sur les piscines pour en creuser une dans notre jardin, à la place où sa belle-mère a enterré ses chiens adorés… je vous laisse découvrir le reste et je vous assure que cela ne pousse pas à la
mélancolie !

Cela doit être revigorant de jouer dans une comédie qui appelle les rires, non ?

J’adore ça. Je termine en ce moment la tournée de Gina et Cléopatre qui était une comédie qui virait doucement au burlesque.
Betty’s familly est plus une comédie de mœurs plus réaliste. Un peu comme l’était Cuisine et dépendance ou Un air de famille.
le ressort comique vient plus des préoccupations des personnages et de la situation que de l’exacerbation de la situation.

Vous partagez l’affiche avec Isabelle Rougerie qui a co-écrit ce spectacle avec Fabrice Blind, également avec Stéphane Bierry qui en assure la mise en scène. Finalement la Betty’s family, c’est déjà quasiment une vraie famille !

Oui. de plus je connais Isabelle et Stéphane depuis longtemps.

Dans la vie de tous les jours, cela vous est-il déjà arrivé de faire face à des évènements inattendus et cocasses en une seule soirée ?

Bien sûr et même très souvent la réalité dépasse la fiction au point qu’on se dit « si on mettait ça dans une pièce ou un film on nous dirait que ce n’est pas crédible ».

Comment définiriez-vous le style du metteur en scène Stéphane Bierry ?

Je ne le connais pas vraiment en tant que metteur en scène mais plus en tant qu’acteur. Nous avons beaucoup discuté et je lui fais confiance sur la scénographie et la mise en scène. il est très ouvert aux
propositions ce qui laisse l’espace de liberté dont j’ai besoin. ensuite, sur le travail d’acteur à proprement parlé comme il joue aussi dans la pièce, nous allons tous être un peu le regard extérieur de l’autre.

Est-ce qu’il y a quelque chose de commun entre vous et votre personnage de Clarisse ?

Il y a un point commun c’est cette façon de prendre les problèmes à bras le corps et de tout assumer et puis beaucoup de choses différentes ce qui rend pour moi le personnage excitant

Avec l’expérience que vous avez accumulée en tant que comédienne, aimeriez-vous un jour mettre en scène une comédie ?

J’adorerais mais l’occasion ne s’est pas encore présentée. Pour le moment, j’ai toujours participé activement à ce que j’ai fait tant au niveau de l’écriture que de la mise en scène en apportant mes idées et mes délires. 
La collaboration avec mes metteurs en scène a été excellente et m’a satisfaite mais je devrais peut-être y penser !

Vous avez écrit un livre qui s’intitule Mes arrêts sur images dans lequel vous avez dit : « si le passé m’a construite, je suis résolument tournée vers le futur. » Qu’avez-vous retenu du passé qui vous aide aujourd’hui à vous projeter vers l’avenir ?

C’est une question à laquelle j’ai répondu en 300 pages et il est très difficile d’en faire un résumé en dehors de la phrase que vous venez de citer. Je pense que ce travail d’introspection sur les évènements de ma vie qui m’ont forgée telle que je suis a été bénéfique. On prend rarement le temps de se poser et de faire la synthèse honnête de ce qu’on a vécu. la vie va très vite et même de plus en plus vite, au fur et à mesure qu’on avance en âge. Ne pas prendre le temps de se demander qui on est vraiment nous amène à devenir aussi manichéen que le monde qui nous entoure. se poser aide à mettre des nuances sur la palette de ses sentiments et sur ses idées.

Les mythiques Branquignols de Robert Dhéry ont été applaudis dans cette salle à la fin des années 40. cela représente quelque chose pour vous de jouer dans ces murs ?

C’est drôle parce que la dernière pièce que je jouais était souvent comparé aux Branquignols. C’est une troupe à laquelle j’aurais adoré appartenir. leur univers me correspond.

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Par Marc Bélouis