LAURENT BAFFIE – OH PUTAIN LAURENT !
OH PUTAIN LAURENT !
Après le succès viral de sa caméra cachée vue plus de 150 millions de fois sur les réseaux, Laurent Baffie est de retour sur scène avec “Oh Putain Laurent”, un spectacle inédit.
Fidèle à lui-même, le sniper de légende fait sensation avec ce one-man-show explosif et sans filtre.
Vous venez de présenter votre nouveau spectacle au théâtre Gaîté Rive Gauche. Quelles sont vos premières impressions ?
Très bonnes, j’adore cette salle ! Ça s’est bien passé, le public était content. Les gens qui viennent à une première font confiance à l’artiste, le spectacle n’est pas encore “sec”. Pour les remercier de cette confiance, je les ai invités à revenir dans quelques mois, afin de découvrir une version améliorée.
Vous aviez un trac terrible à vos débuts. Qu’en est-il aujourd’hui ?
C’était pire que ça, je faisais des crises d’angoisse dans ma loge avant d’entrer en scène, je ne voulais pas y aller. Puis j’ai apprivoisé le stress grâce à des mantras. Mes amis me répètent en boucle que si les gens sont venus, c’est parce qu’ils m’aiment, qu’ils ont envie d’être là, et ça me détend. Je ne dis pas que je n’ai plus le trac, mais je suis heureux de jouer. Ce n’était pas le cas avant, et ça change tout.
Qu’est-ce que le public va découvrir dans Oh putain Laurent ?
C’est un spectacle bilan, j’aborde ma vie, ma carrière, et je me livre un peu. J’évoque les années Ardisson et les vannes trop trash coupées au montage. Les gens adorent Thierry, c’est toujours très émouvant quand je prononce son nom sur scène.Je parle de zoologie, de la sexualité des français, de l’intelligence artificielle parce que c’ est dans l’air du temps. Je suis un grand fan de culture générale, je donne des astuces pour briller en société.Tout est matière à rire, à déconner et à apprendre des choses.
Votre humour se joue dans l’instant, dans l’interaction avec la salle. Vos spectacles évoluent en permanence ?
Bien sûr, ça change constamment. L’improvisation et l’écriture se confondent. Une vanne improvisée qu’on trouve géniale, on cherche à la reproduire. À l’inverse, on élimine les sketchs qui ne fonctionnent pas. Un spectacle, c’est pyramidal : on prend les blagues du dessous, on les jette, et on en ajoute toujours de nouvelles, pour qu’il n’y ait jamais de temps mort.
La grande obsession du comique, c’est que les gens rigolent tout le temps. Quand j’ai écrit Toc Toc, il m’est arrivé d’ajuster le texte des comédiens dix minutes avant qu’ils entrent en scène. Molière, Racine, et Guitry ne peuvent plus changer les répliques de leurs pièces, alors j’en profite tant que je suis vivant !
Vous avez annoncé que ce serait votre dernier one-man-show…
Et personne ne me croit ! Mais j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle avec ce spectacle, et je n’aime pas tricher. Les spectateurs achètent un billet, je veux qu’ils en aient pour leur argent. Ils viennent pour oublier leurs problèmes et se marrer, et moi, je veux remplir ce contrat-là.
Jusqu’au 13 février
Par Marie-Lys de Cerval




