Positive Energy : le show de tous les possibles
Après plus de 1000 représentations à travers le monde, les 11 artistes des Echos-liés reviennent à Paris avec leur show époustouflant, vainqueur de « La France a un incroyable talent ». Nous avons rencontré son créateur inspirant, Ortega, sa fille Maïlyss et Tom, avec lesquels il partage la scène et une passion communicative.
Pourquoi « Echos-liés » ?
Ortega : J’aime ce qui est symbolique. « Écoliers » c’est l’école de la vie, on apprend tous les jours. Et « échos liés » parce qu’on est tous des échos un peu perdus qui, une fois liés, deviennent une force qui peut résonner plus fort. Echos-liés est intrinsèquement lié à l’apprentissage, à l’enseignement.
J’ai monté une académie à Lyon, et depuis 25 ans je donne des cours autant que je fais des concerts et des spectacles. Il y a d’ailleurs beaucoup d’anciens élèves dans la troupe, comme Tom, qui avait 10 ans quand je l’ai connu !
Tom : Echos-liés m’a énormément inspiré et me fait beaucoup évoluer et vite. J’ai vraiment pris au pied de la lettre beaucoup de ses mantras et enseignements. J’aime énormément ce que je fais et je suis extrêmement reconnaissant pour ça.
Positive Energy mêle danse, humour, acrobaties, théâtre, musique… Qu’est-ce qui vous a le plus inspiré pour créer ce show ?
Ortega : Le public. C’est lui qui a écrit le show ! J’ai déménagé vingt-trois fois dans ma vie, changé de ville, de pays, donc je n’ai jamais eu de codes ni d’influences réelles. Très tôt, j’ai compris qu’on pouvait raconter une histoire en musique, et c’est comme ça que je m’exprimais, d’abord avec le rap. Mais ça ne me permettait pas de toucher tout le monde. Un jour, j’ai découvert le spectacle de rue. Quand j’ai vu que ça rassemblait tous les âges, les milieux, les cultures, ça a été une évidence.
C’est là, plus que nulle part ailleurs, qu’on se trouve face à la vie, à l’imprévisible, qu’on se met à nu et qu’on se dépasse. Le challenge, c’est d’être authentique et complètement ouvert avec les gens. Dès qu’ils commençaient à s’en aller, j’allais les voir avec mon petit carnet pour leur demander pourquoi ils partaient, et j’ajustais : plus d’humour, plus de poésie, plus de texte… Pendant 20 ans, le spectacle de rue a été le lien entre le public et moi pour faire passer mon message.
Et on en fait encore tous les week-ends avec la troupe, c’est une véritable école pour les artistes.
Le message dont vous parlez, c’est celui du spectacle : « Dans la vie, tout est possible ! »
Ortega : Oui. C’est mon enfance qui m’a appris ça. Dans la vie, tout est possible : je l’ai vécu dans ma chair. Je sentais que, partout où j’allais, je réunissais autour de cette idée, sans même avoir besoin de la formuler. Dans la performance, c’est pareil. Je suis autodidacte et je m’entraînais sept heures par jour, tous les jours. J’aime vivre intensément, faire des expériences avec la vie, et je crois que l’intensité peut ouvrir beaucoup de portes, tant qu’on a la vision. Comme je le dis dans une de mes chansons : regarde en face de toi, ta voie, c’est celle sans trace de pas.
C’est aussi ce que je transmets dans l’académie que j’ai créée à Lyon. Depuis 25 ans, je donne des cours autant que je fais des concerts et des spectacles, et beaucoup d’anciens élèves font aujourd’hui partie de la troupe.
Comment avez-vous rejoint le spectacle, Maïlyss ?
Maïlyss : J’ai suivi les Echos-liés partout où ils allaient depuis toute petite, je connaissais les chorégraphies sans même les avoir apprises, et j’ai dû voir le spectacle plus de 500 fois ! (rires) J’y avais déjà de petites interventions et j’ai toujours eu envie de faire partie de la troupe, d’y amener mon univers à moi, plus lyrique et poétique.
C’est le spectacle qui m’a le plus touchée, et celui que je prends le plus de plaisir à jouer.
Comment vivez-vous la relation père-fille dans cette aventure ?
Maïlyss : C’est un papa exigeant mais bienveillant. J’adore travailler avec lui, on forme une bonne équipe. C’est sûr qu’on partage moins de moments « en famille » car, depuis six mois, c’est autour du travail qu’on se retrouve, mais c’est un choix que j’ai fait.
Ortega : C’est vrai que les moments père-fille nous manquent. Mais Le Théâtre des Variétés était une opportunité qu’on ne pouvait pas manquer. Et je sais qu’on sera contents de se retrouver après cette aventure.
Qu’est-ce que ça représente pour vous qu’un théâtre historique comme celui-ci fasse entrer la danse au cœur de sa programmation ?
Ortega : J’ai joué dans beaucoup de salles dans le monde entier, mais celle-là m’a mis une vraie claque dès que j’ai poussé la porte… Elle a un côté très intimiste avec sa forme à l’italienne, ce velours rouge… En 200 ans, il n’y a jamais vraiment eu de danse, et je suis sûr que ça va faire du bien au lieu, aux artistes et aux gens qui viennent voir le spectacle.
Quel tableau de Positive Energy vous émeut le plus, personnellement ?
Maïlyss : Plein ! Dans les tableaux où on est tous ensemble, il y a une synergie, une connexion incroyable ! Mais celui qui est le plus fort émotionnellement c’est mon solo. C’est mon moment à moi, et il a beaucoup de sens car je danse sur un texte de mon papa…
Ortega : Oui, c’est un tableau que j’aime aussi beaucoup. Il y a également le tableau final, un moment très « cartoon » qui vient surprendre le public, dans lequel on fait semblant de regarder la télé, de zapper entre les programmes, et où l’on s’amuse beaucoup !
Le cadre du show est tellement précis et exigeant qu’il permet ça. C’est important que l’on incarne notre message, on ne peut pas donner aux gens ce que l’on n’est pas.
Tom : Je suis un grand amoureux de la performance, donc j’aime forcément beaucoup les tableaux axés là-dessus. Et aussi le stand-up : on est tous les onze sur scène à rebondir sur ce que disent les uns et les autres. Il y a du fond, de la forme, de l’humour, c’est très bien écrit… C’est incroyable à vivre et on ne se lasse jamais de le jouer !
Après plus de 1000 représentations, que ressentez-vous quand vous montez sur scène aujourd’hui ?
Ortega : La même chose qu’au premier jour, avec ce recul qui me fait dire : « wahou, je le vis encore ! » Être sur scène, c’est une responsabilité : on inspire, on devient une référence. C’est important de rester conscient de la chance qu’on a et de cultiver cette gratitude.
À partir du 29 janvier au Théâtre des Variétés.
Mélina Hoffmann




