Appelez-moi Madame George Sand, interview de Joshua Laffont-Cohen
Interview • La Folie Théâtre
Appelez-moi Madame George Sand
Rencontre avec Joshua Laffont-Cohen
Auteur d’Appelez-moi Madame George Sand, Joshua Laffont-Cohen y incarne également Georges, un homme fasciné par l’écrivaine au point de se laisser peu à peu habiter par sa pensée, ses combats et sa poésie.

© Florian Michel
Qu’est-ce qui vous fascine tant chez George Sand ?
Son style, son écriture poétique, mais aussi sa liberté, son désir d’émancipation et les différents combats qu’elle a menés pour les femmes, les artistes, les pauvres, les paysans, les enfants, maltraités ou incompris. Elle a osé vivre sa vie à sa manière sans se soucier du regard des autres. Son côté avant-gardiste et sa rébellion me touchent également.
Vous avez imaginé un homme qui s’identifie à elle au point de risquer de perdre sa propre identité. Pourquoi ce détour par la fiction ?
Je trouve ce dispositif théâtral intéressant pour évoquer les combats de George Sand, certains moments de sa vie et sa créativité, mais aussi pour montrer à quel point une écrivaine, par son style et sa vie, peut influencer un être. Ce Georges, avec un « s », a lui aussi des choses à dire et à défendre. Il ne cherche pas à imiter George Sand : il la laisse vivre en lui, en elle, et trouve à travers elle une manière d’affronter le monde et de résister au réel.
« Il ne cherche pas à imiter George Sand : il la laisse vivre en lui. »
Quelles facettes d’elle avez-vous envie de faire découvrir dans ce spectacle ?
Au-delà de l’icône littéraire et féministe, j’ai voulu révéler une facette plus intime de George Sand : sa poésie et sa sensibilité artistique. C’était une artiste complète : elle écrivait des romans, des contes et des pièces de théâtre, peignait, jouait du piano et avait même créé un théâtre à Nohant.
Quelle place occupent la poésie et la musique dans le spectacle ?
Pour George Sand, la poésie était une arme contre le doute et un moyen de sublimer l’existence. De son écriture à sa vie, tout n’était que poésie. Victor Hugo disait même d’elle : « Elle avait en elle la lyre ».
Infos pratiques
Appelez-moi Madame George Sand
De et avec Joshua Laffont-Cohen
La Folie Théâtre
Jusqu’au 28 novembre 2026




