Lucienne Deschamps 

On retrouve Lucienne Deschamps, aux côtés de Jean-Philippe Winter à la guitare, dans deux spectacles-concerts : « Lucienne Deschamps chante Anne Sylvestre » et « L’arc-en-ciel en baskets ». 

Pourquoi avoir eu envie de remettre cette artiste des années 60-70 sur le devant de la scène ? 

Parce que beaucoup de ses chansons sont terriblement actuelles, notamment certaines qui sont féministes et engagées comme celle sur l’avortement qu’elle a écrite à l’époque où le droit à l’avortement était un combat, comme il l’est encore dans certains pays. Elle entretisse dans ses textes le féminisme, l’humour et cette dimension poétique qui est merveilleuse. Et la beauté est éternelle. 

Au regard de son parcours, de ses choix, diriez-vous qu’elle est plus une femme de notre époque que de la sienne ? 

J’ai l’impression ! Car à son époque elle n’était pas dans le vent, elle ne s’est jamais pliée aux codes, ne jouait pas les baby-dolls. C’était une femme libre, ça fait partie de ce que j’admire en elle. Elle est beaucoup chantée et je pense qu’elle a devant elle une belle carrière posthume ! Beaucoup de ses fidèles viennent d’ailleurs m’écouter et ça me réjouit beaucoup. 

Une chanson qui vous touche particulièrement ? 

Celle qui me touche physiquement, personnellement, c’est « Tu n’as pas de nom » sur l’avortement. Elle m’a donné du fil à retordre car j’ai dû trouver la distance juste pour la chanter sans que l’émotion m’emporte trop. 

Dans « L’arc-en-ciel en baskets », vous chantez aussi les poètes… 

Je suis une comédienne qui chante, donc le texte est extrêmement important pour moi. Il y a dans ce spectacle une vingtaine de poèmes de Francis Combes, mis en musique par Jean-Philippe Winter dans une grande variété de styles : blues, rock, slow, latino… Beaucoup de ces textes disent l’amour au sens large et l’espérance, avec un certain mordant. 

Mélina Hoffmann

Au Connétable. 

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