Patrick Bruel signe son grand retour sur les planches
15 ans après le triomphe de la pièce « Le Prénom », Patrick Bruel s’apprête à remonter sur scène aux côtés de Stéphane Freiss et Marine Delterme dans une comédie intrigante de Samuel Benchetrit.
Nous l’avons rencontré à quelques semaines de cette « Deuxième Partie » qui va bousculer le quotidien d’un couple de manière inattendue.
Que pouvez-vous nous révéler sur l’intrigue de ce huis clos ?
La mécanique est à la fois drôle et surprenante. Carole et Stéphane sont mariés depuis trente ans, installés dans une certaine routine, avec à la fois une complicité et une forme de lassitude qui s’est installée.
Un soir, alors qu’ils sont en train de discuter avant d’aller se coucher sans trop de passion, on sonne à la porte.
Il est 23h30 et débarque alors un homme un peu étrange, décalé, que j’interprète, et qui vient proposer des retrouvailles à ces gens qui ne se souviennent absolument pas de lui !
Comment on fait pour ne pas dévoiler le twist d’une pièce quand tout le monde vous en parle et vous questionne à son sujet ?
Ce n’est pas évident ! (rires) J’ai vécu ça au paroxysme avec « Le Prénom » où il fallait faire toutes les interviews sans révéler le prénom !
On a réussi à le faire, on disait même aux spectateurs dans la salle de ne rien révéler et tout le monde a bien joué le jeu ! Là ce qu’on peut dire c’est que cet homme vient proposer une deuxième partie de vie à ce couple qu’il a connus quand il avait 15/16 ans à une soirée qui a changé sa vie.
C’est une réflexion sur le couple, sur l’usure du couple, et sur les raisons qui peuvent l’amener à se réinventer et la manière de le faire.
Qu’est-ce qui vous a plu dans ce personnage « trouble-fête » de Pierre Kraft ?
D’abord son caractère insolite, et la force de la situation.
Il y a, dans la manière qu’il a d’énoncer des choses qui pourraient paraître absurdes, une forme de candeur qui le rend vraiment touchant et qui nous amène peu à peu à poser un autre regard sur sa démarche et sur la situation.
Est-ce que le théâtre vous manquait ou est-ce cette pièce de Samuel Benchetrit qui vous a donné envie de remonter sur les planches 15 ans après « Le Prénom » ?
Les deux ! J’avais très envie de refaire du théâtre et on m’a proposé beaucoup de pièces, j’ai fait pas mal de lectures parce que j’adore ça… mais après « Le Prénom » c’était très difficile qu’une pièce arrive à me séduire. Ça a été un tel triomphe et une aventure humaine tellement fabuleuse !
Et puis quelques pièces très intéressantes ont commencé à arriver, et au milieu de celles-là il y a eu celle de Samuel qui a su m’interpeller, me toucher et me faire rire.
Et je suis heureux de partager la scène avec Stéphane et Marine qui sont des amis de longue date.
Comment décririez-vous la pièce en 3 mots ?
Insolite, drôle, émouvant.
Vous remplissez des salles de concert, on vous voit à la télévision, au cinéma, au théâtre… Quel pourrait être votre prochain défi ?
Je viens de créer un hôtel à L’Isle-sur-la-Sorgue, mon huile d’olive caracole en tête des concours internationaux, je fais du vin, je joue dans une série télé qui fonctionne très bien, je lance une grande ligne de cosmétiques à partir de la feuille d’olivier…
J’ai réalisé récemment que tout ce que j’entreprends tourne autour de l’art de vivre. Je pense que ma mission est de faire du bien aux gens et je suis très heureux qu’ils me fassent confiance depuis tout ce temps.
Mon prochain défi, c’est de faire en sorte que tout ça puisse continuer. J’ai toujours été très curieux, eu envie d’ouvrir les portes.
C’est sans doute pour ça que j’ai toujours l’impression que le meilleur reste à venir.
À partir du 27 janvier 2026 au Théâtre Édouard VII.
Mélina Hoffmann





