MOZART, LE DERNIER VOYAGE À PARIS


Interview

Mozart, le Dernier Voyage à Paris

Camille de Léobardy

Metteure en scène et interprète

Avec ce spectacle, son autrice et interprète Camille de Léobardy nous invite à partager un moment de vie avec Mozart, loin du mythe de l’enfant prodige, au cœur de son séjour parisien fait de rêves, de doutes et de liberté retrouvée.


Qu’est-ce qui vous a donné envie de raconter ce moment précis de la vie de Mozart ?

Nous avons tous en tête l’enfant prodige exhibé dans les cours européennes, notamment à Versailles, mais ce troisième et dernier voyage de Mozart à Paris à l’âge adulte est beaucoup moins connu. On découvre dans sa correspondance les difficultés qu’il a rencontrées pour se faire connaître alors même qu’il composait des morceaux devenus aujourd’hui incontournables. Enfin c’est incontestablement une étape libératrice dans la vie du compositeur, raconter tout cela nous le rend plus humain et nous rapproche de lui.

En quoi ses lettres ont-elles guidé votre jeu sur scène ?

L’écriture de Mozart est unique, il y a de magnifiques trouvailles, on sent qu’il aimait manier les mots tout autant que les notes de musique. Ses lettres débordent d’une sensibilité joyeuse et tendre, mais il sait se montrer incisif, notamment quand il décrit les Français ! J’ai essayé de m’inspirer de son regard sur le monde, empreint d’émerveillement et d’honnêteté. Mais avant toute chose c’est sa musique qui me guide, tout est dans sa musique, et en particulier cet élan de liberté qui est au cœur du spectacle.

« J’AI ESSAYÉ DE M’INSPIRER DE SON REGARD SUR LE MONDE, EMPREINT D’ÉMERVEILLEMENT ET D’HONNÊTETÉ. »

Qu’avez-vous envie que le public ressente en sortant de ce spectacle ?

J’aimerais que le public passe un moment de vie avec Mozart et qu’au-delà du mythe, il touche à son humanité : ses combats, ses frustrations, ses échecs. J’aimerais aussi qu’il mesure toute la force de son énergie créatrice puisée dans son amour de la musique et de la vie, car c’est là que réside son génie. J’espère aussi qu’il aura ri avec moi de ses mésaventures parisiennes et apprécié sa musique, qui comme nulle autre, sait être extrêmement pure dans son sentiment.

En quoi ce Mozart en quête de reconnaissance résonne-t-il avec votre propre parcours d’artiste ?

Je pense que les artistes ressentent très fort un besoin de réinventer la vie, et au-delà de la reconnaissance, ils souhaitent parvenir à réunir autour de leur création qu’ils envisagent comme un concentré d’existence. Le geste artistique est un acte de liberté, et Mozart, tout génie qu’il était, a dû se battre pour cesser d’être « un valet » et devenir un artiste indépendant. Créer c’est toujours lutter, même quand on s’appelle Mozart !

Du 23 avril au 6 juin

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