le gout de la framboise – Béliers parisiens
Interview • Théâtre des Béliers Parisiens
Le Goût de la framboise
Deux époques, des destins croisés et un mystère à découvrir
Après avoir rencontré son public cet été au Festival Off d’Avignon, Le Goût de la framboise poursuit son aventure au Théâtre des Béliers Parisiens.
Nous avons rencontré trois des comédiennes du spectacle, Octavie Durand, Laura Authier et Nanou Garcia, pour parler de leurs personnages, de la mise en scène et de cette création de Raphaële Volkoff, qui mêle suspense, humour et émotion.
Par Julien Rondet

© Barbara Buchmann
Pour commencer, pouvez-vous chacune vous présenter et nous parler des personnages que vous interprétez dans Le Goût de la framboise ?
Octavie : J’interprète Marcelle, une jeune chercheuse en astrophysique qui est sur le point de faire une découverte sans précédent.
Laura : Je joue Stella, une jeune femme de 19 ans incarcérée dans un centre de détention.
Nanou : J’interprète à la fois la mère de Marcelle et « la folle » au sein de la prison.
Vous avez joué la pièce cet été au Festival Off d’Avignon, où elle a rencontré un beau succès. Comment avez-vous vécu cette rencontre avec le public ?
Laura : C’était assez formidable de voir l’engouement autour du spectacle monter aussi rapidement. Il y a eu un bouche-à-oreille incroyable, qui nous a permis de consacrer moins de temps au tractage et à la promotion du spectacle.
Nanou : Dès le troisième jour, les gens étaient debout, la salle était pleine, et ça n’a pas arrêté jusqu’à la fin !
Octavie : Les échanges avec le public à la sortie du spectacle nous ont aussi permis de constater à quel point il était varié, avec des personnes de tous les âges et de tous les horizons.

© Barbara Buchmann
Le spectacle se joue depuis le 29 août au Théâtre des Béliers Parisiens. Comment vivez-vous cette nouvelle étape ?
Nanou : À vrai dire, on a l’impression de ne pas vraiment avoir arrêté depuis Avignon, la chaleur en moins, et ça, ce n’est pas plus mal ! Le public est au rendez-vous et les retours sont très encourageants. Vraiment, toutes les étoiles sont alignées… Quand vous viendrez voir le spectacle, vous comprendrez pourquoi je dis ça !
Laura : On commence à se dire que cette histoire va peut-être continuer à vivre encore un bon moment, vu la façon dont ça démarre. Et ça, ça nous réjouit toutes !
Le titre, Le Goût de la framboise, est assez mystérieux. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur sa signification, ou faut-il venir voir le spectacle pour le découvrir ?
Nanou : Non, on ne peut rien dire ! Vous ne saurez rien !
Octavie : Il faut venir voir la pièce pour le comprendre. C’est assez vite expliqué au fil de l’histoire, mais il y a plusieurs subtilités…
Nanou : Je plaisante, mais on ne peut vraiment pas en dire plus, ça gâcherait la révélation ! Moi, en tout cas, ça m’a fait quelque chose d’incroyable quand je l’ai découverte : je ne savais absolument pas ça ! Et beaucoup de gens nous disent après le spectacle : « Oh là là, j’ai appris quelque chose ! »
« On a presque l’impression d’avoir lu un roman et, en sortant, on repart avec matière à réfléchir. »
Octavie Durand
Le synopsis nous dit que le spectacle alterne entre deux époques et deux histoires qui semblent, au départ, n’avoir aucun lien. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que raconte la pièce et sur la façon dont l’histoire évolue ?
Octavie : Il y a d’abord la rencontre de deux femmes que tout sépare, dans une prison. Et, en parallèle, on suit Marcelle, une thésarde en astrophysique dans les années 1970. Au début, les spectateurs se demandent forcément pourquoi ces deux histoires se croisent.
Nanou : Ensuite, c’est construit comme un thriller. On ne sait pas qui sont ces femmes, pourquoi elles sont là ni ce qui va leur arriver. Puis, quatre monologues permettent d’entrer dans leur intimité et de découvrir progressivement qui elles sont.
Laura : Ce qui est très beau, c’est de voir l’évolution des relations, dans les deux époques. Il y a une vraie progression qui embarque les spectateurs.
Les personnages ont tous leur caractère, leur personnalité, et on nous dit souvent qu’on s’attache à chacun d’eux au fil du spectacle. Et c’est assez fort pour une pièce d’une heure et demie : ça, c’est vraiment grâce à l’écriture de Raphaële Volkoff !
Nanou : Et puis, on est six comédiens sur scène et on s’entend vraiment très bien, il y a une vraie alchimie ! Et on a un garçon aussi, Benoît Blanc ! Il est formidable, il interprète à lui seul tous les personnages masculins : c’est une sacrée performance !

© Barbara Buchmann
Comment, sur scène, accompagnez-vous le spectateur dans les changements d’époque et les différentes temporalités de l’histoire ?
Laura : Ça passe beaucoup par la mise en scène de Martin Darondeau.
Octavie : Il y a notamment un écran qui indique les dates pour nous situer dans l’époque. Le décor est assez sobre, mais il bouge et se transforme avec nous.
Laura : Il y a également un très beau travail de lumières, qui est vraiment important pour comprendre l’histoire.
Nanou : Et les musiques aussi ! Génial !
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce spectacle ?
Octavie : Moi, je dirais que c’est le côté thriller. On a presque l’impression d’avoir lu un roman et, en sortant, on repart avec matière à réfléchir.
Laura : Et l’inattendu ! Dès la première scène, les spectateurs peuvent être un peu sceptiques. On croit qu’on va assister à un certain type de divertissement, et puis il y a un retournement qui nous plonge dans un tout autre univers : c’est drôle, rythmé, profond aussi, et ça surprend !
Infos pratiques
Le Goût de la framboise
Théâtre des Béliers Parisiens
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